LES CONGÉS SOLIDAIRES

Juin 26, 2020

LES CONGÉS SOLIDAIRES

Juin 26, 2020

Il existe trois types de congés solidaires que l’on confond fréquemment. Tous permettent de s’engager dans un contexte professionnel, mais ils n’ont pas les mêmes origines, ne répondent pas aux mêmes critères géographiques ou temporels, ou aux mêmes objectifs  :

  • Le Congé de Solidarité Internationale
  • Le Congé Solidaire
  • Le Congé de Solidarité

1- LE CONGÉ DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

Il s’agit d’un dispositif issu de la loi de 1996 permettant aux salariés de participer à une mission d’entraide à l’étranger. La durée de ce congé, ou la durée cumulée de plusieurs de ces congés ne peut excéder 6 mois de façon continue.

Pendant ce congé, le salarié n’est pas rémunéré et l’employeur peut en refuser l’accès si l’absence est susceptible d’avoir des conséquences préjudiciables à la bonne marche de l’entreprise. Les règles ne sont pas les mêmes selon les différentes conventions et accords qui régissent la société.

Vous pouvez retrouver toutes les règles liées au Congé de Solidarité Internationale  sur ce lien.

Pour mettre en place cette pratique dans votre société, il vous suffit de contacter l’une des associations membre qui se trouve sur cette liste.

2- LE CONGÉ SOLIDAIRE

Ce volontariat a été mis en place par Planète Urgence et permet aux participants d’effectuer une mission de solidarité internationale dans le cadre de ses congés pour une durée de 2 à 4 semaines.

Le Congé Solidaire est ouvert à tout salarié ou agent de collectivité sans obligation d’être un professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement pour en bénéficier. Chaque savoir-faire professionnel ou personnel, chaque compétence peut être utile sur le terrain. Il permet de partager et de mettre ses connaissances au service d’un projet porté et mis en œuvre par les populations d’un pays qui n’ont pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d’une compétence extérieure est trop élevé.

Ce type de congé n’étant pas subventionné, il peut être financée par le volontaire ou son employeur au travers d’un don financier à l’association. Ce montant permet de prendre en charge les frais de fonctionnement de l’association, les dépenses effectuées sur place pour le salarié et un don offert à la structure du pays d’accueil. Une majeure partie de ce don est fiscalement déductible.

Les lois relatives à ce type de congé sont disponibles sur le site du gouvernement.

3- LE CONGÉ DE SOLIDARITÉ

Le Congé de Solidarité quant à lui est un volontariat issu de négociation intra-entreprise. Il est exclusivement réservé aux salariés d’entreprises ou aux agents des collectivités territoriales et implique un partenariat à trois niveaux : un volontaire, une structure d’accueil et un organisme d’envoi. Il dure 2 à 3 semaines, sur les congés de l’employé et concerne les domaines d’interventions suivants : diagnostic/conseil, conception, formation dans les domaines de l’information et de la communication, de la gestion de projets, des activités financières et d’assurance, des activités de services administratifs et de soutien.

Ces missions doivent répondre aux besoins particuliers de l’organisme bénéficiaire, avec pour but d’aider au développement en mobilisant les compétences des salariés volontaires. Il est impératif que les salariés viennent renforcer les compétences du personnel local. Elles sont financées en partie ou en intégralité par l’employeur, le Comité d’Entreprise ou la Fondation d’Entreprise qui a signé une convention de partenariat avec l’organisme d’envoi. Lorsque la mission n’est pas financée dans sa totalité par l’employeur, le volontaire paye le complément.

Pour la structure d’envoi, à savoir l’employeur, le congé solidaire mobilise les salariés autour d’une mission d’intérêt général et permet ainsi de véhiculer les valeurs de l’entreprise au-delà de ses frontières. En plus de matérialiser sa politique RSE, ce type de congé permet également de découvrir les problématiques d’un secteur ou d’un métier à travers une culture différente. Enfin, cette pratique bénéficie d’un allègement fiscal intéressant, permettant de limiter les frais engagés par la société.

Le volontaire, lui, pourra en profiter pour s’initier aux modes de vie et de travail d’autres pays tout en mobilisant et adaptant ses compétences dans un nouveau cadre professionnel. Il pourra aussi confronter ses pratiques et son savoir avec une culture différente et s’engager dans une œuvre d’intérêt général qui en vaut la peine.

Enfin, il permet au partenaire d’accueil de bénéficier d’un appui ou d’un renfort de compétences dans le cadre de ses projets d’intérêts généraux, de découvrir ou redécouvrir des techniques et pratiques professionnelles différentes, et d’échanger sur différentes dimensions professionnelles en abordant l’inter-culturalité.

Des organismes comme France Volontaires ou Guidisto Volontariat seront tout à fait à même de vous conseiller et de vous orienter pour l’intégration de ce genre de démarche dans votre société.

Un article de Système D2