Positive Workplace, le label RSE européen qui accompagne les entreprises dans leurs engagements

Mar 10, 2021

Positive Workplace, le label RSE européen qui accompagne les entreprises dans leurs engagements

Mar 10, 2021

Lucie Lemonnier, associée et responsable RSE chez Positive Workplace et Andrea Zerial, co-fondateur Mind7 Consulting nous parle du label « Positive Workplace »

Positive Workplace, le label RSE européen qui permet à toutes les entreprises de s’engager en matière de développement durable.

Système D2 : Positive Workplace, c’est quoi ?

Lucie Lemonnier (Positive Workplace) :

Positive Workplace, c’est un label RSE européen qui permet à toutes les entreprises, quel que soit leur niveau de maturité en développement durable, de progresser grâce à un diagnostic qui embarque les principales parties prenantes, donc les salariés, les clients et les fournisseurs. Ça a été créé en 2019, et on a commencé à accompagner les entreprises en février 2020.

Système D2 : Quelle est la philosophie véhiculée à travers ce label ?

Lucie Lemonnier (Positive Workplace) :

La philosophie que l’on porte au travers de Positive Workplace passe par une vision holistique de la RSE, c’est à dire qu’on va orienter les entreprises pour qu’elles aient un modèle d’affaires durable, notamment les orienter pour qu’elles deviennent « entreprises à mission », puis à préserver au maximum l’environnement. On oriente notamment les entreprises vers la neutralité carbone, au veiller au bien être de ses salariés tout en ayant un impact très proche en agissant au plus proche de ces territoires.

Et l’autre dimension du label vise aussi à fédérer les organisations engagées entre elles. Puisqu’on est convaincus que c’est en s’inspirant, en partageant les bonnes pratiques, qu’on peut progresser, aller plus loin.

Système D2 : Comment obtenir le label « Positive Workplace » ?

Lucie Lemonnier (Positive Workplace) :

Une entreprise Positive Workplace va avoir un niveau une à trois étoiles. Et donc, pour devenir Positive Workplace il faut avoir la moyenne de 50 points sur 100. Sachant que les parties prenantes, donc les clients, les salariés, les fournisseurs, vont évaluer l’entreprise à hauteur de 50%, donc 50% de la note des parties prenantes compte dans la notation globale de l’entreprise. Donc ça passe par deux audits, un audit de l’entreprise et un audit des parties prenantes.

Andrea Zerial (Mind7 Consulting) :

Nous on a été parmi les premières entreprises labellisées et dès le démarrage, effectivement, dès la réunion de démarrage, comme l’a évoqué Lucie, je dirais que Positive Workplace prend beaucoup de choses en main. C’est très pro, c’est cadré. Et puis, effectivement, on va fournir des informations, on va s’auto évaluer. Et puis ensuite, il y a toute la partie questionnaire qui est gérée directement par Positive Workplace auprès des parties prenantes.

Peut-être que je prends un peu d’avance, mais en tout cas, un des trucs intéressants, c’était effectivement d’avoir des actions concrètes, des plans d’action concrets et vraiment des recommandations pragmatiques que l’on a pu commencer à mettre en œuvre. C’était ça qui était intéressant aussi.

Système D2 : Pourquoi avoir choisi « Positive Workplace » ?

Andrea Zerial (Mind7 Consulting) :

Il y avait un côté, euh… Tout à l’heure Lucie a parlé de démarche holistique. Donc, effectivement, le fait d’avoir la vue à 360 degrés de toutes les parties prenantes, les salariés, les clients, les fournisseurs, c’était un différenciateur. En tout cas quelque chose qui nous a intéressé.

Et puis, encore une fois, un aspect très concret dans la démarche. Nous, ce que l’on voulait éviter, c’était d’avoir des grands principes, des principes un peu creux. Et là, force est de constater qu’il y a eu, tant dans les questions, dans l’évaluation que dans les recommandations, des choses concrètes à mettre en place.

Système D2 : Quelles ont été les conclusions du premier rapport ?

Andrea Zerial (Mind7 Consulting) :

C’est-à-dire qu’on avait fait pas mal de choses. Déjà par nous mêmes, notamment en termes de bien être des salariés, puisque c’est quelque chose qui nous tient à coeur, en termes d’engagement local avec des actions de mécénat. Ce qui nous manquait, c’était finalement un cadre pour organiser tout ça et se fixer des objectifs et donc toute la structure. C’était une des principales recommandations qui ressortait.

Il y avait des volets qui n’étaient pas suffisamment traités, notamment autour de l’environnement à proprement parler, et notamment faire un bilan carbone, chose qu’on a faite depuis. Et puis des aspects effectivement de communication, aussi bien en interne qu’en externe, de manière à ce que les actions que l’on avait mises en œuvre ou que l’on prévoyait soient plus connues.

Lucie Lemonnier (Positive Workplace) : Et est-ce que le programme a suscité une envie de s’engager encore plus auprès des collaborateurs sur les enjeux du développement durable ?

Andrea Zerial (Mind7 Consulting) :

Alors, chez certains, oui. On a créé notamment un comité RSE qui est, du coup ouvert à tous et donc on suit les actions en fonction d’ailleurs de l’appétence de chaque salarié. Il va pouvoir proposer des actions ou éventuellement les suivre. Et donc ça a permis de faire avancer beaucoup plus de choses en parallèle et effectivement, en impliquant plus les salariés.

Système D2 : Quels changements ont été impulsés par cette labellisation ?

Andrea Zerial (Mind7 Consulting) :

Donc la création d’un comité RSE, une mise à jour de notre charte RSE, plus de chartes autour de l’écomobilité, mais aussi des sujets de parentalité, par exemple, qu’on a essayé d’adresser, d’égalité hommes-femmes, avec notamment des partenariats que l’on a monté aussi avec des associations dans le domaine notamment de l’IT et des femmes dans l’IT.

Il y a eu aussi des actions… Le bilan carbone, le recyclage des ordinateurs que l’on ne faisait pas forcément de façon suffisamment structurée. Voilà, donc en fait, on a essayé d’avoir des démarches cohérentes sur l’ensemble des cinq piliers du RSE qui nous avaient d’ailleurs été présentés par Positive Workplace. Et donc encore une fois qui ont aidé à mettre au clair nos idées. On a, je pense fait pas mal de choses dans à peu près tous les domaines.

Lucie Lemonnier (Positive Workplace) : Et est-ce que ça a permis d’accompagner différemment les clients d’avoir une approche développement durable aussi dans l’accompagnement client?

Andrea Zerial (Mind7 Consulting) :

Côté client, on a en tête de réfléchir effectivement avec les clients, si possible, à la construction de nouvelles offres. Parce que comme on est dans le domaine de l’IT, on pense qu’on a un rôle à jouer. Aujourd’hui, on n’en est pas encore là. Donc, on a essayé de faire d’abord un peu le ménage chez nous. Mais en tout cas, on a bien ça en tête d’orienter nos offres vers, effectivement, des principes RSE et de l’engagement responsable et durable.

Vraisemblablement, on va lancer des ateliers en interne de Design Thinking pour se dire effectivement « quelle offre on peut apporter, on peut proposer à nos clients autour du sujet Green IT ou du développement durable ? »

Système D2 : Qu’implique cette labellisation pour votre entreprise ?

Andrea Zerial (Mind7 Consulting) :

Vis-à-vis des clients, on sent qu’il y a une sensibilité. Je ne vois pas encore une tendance de fond. En tout cas pour certains clients, enfin pour nos clients, à intégrer cette démarche, enfin la partie labellisation ou la partie RSE, dans le choix de leur prestataire en l’occurrence.

Système D2 : Comment avez-vous pu capitaliser sur ce label ?

Andrea Zerial (Mind7 Consulting) :

À mon sens, il y a une première étape pour nous. Une première chose qui est que, en l’occurence chez Mind7 Consulting, nous ce que l’on veut, c’est apporter du progrès. Apporter du progrès à nos consultants et consultantes, à nos clients et, au delà de ça, à la société.

Et notre idée à travers la labellisation, c’est d’être effectivement en avance de phase et donc de se préparer pour le moment où les candidats, les clients, les prospects, forcément, prendront également beaucoup plus en compte cette dimension. Et on sera forcément plus crédibles en étant inscrits dans une démarche depuis plusieurs années que si on a passé en catastrophe une labellisation quelconque la veille ou l’avant veille.

Donc, notre idée, c’est bien ça, c’est de le faire pour nous avant tout pour avoir un impact positif et de nous inscrire dans une évolution qui est inéluctable.

Système D2 : Quelle est, selon vous, la bonne pratique à mettre en place dans cette démarche ?

Andrea Zerial (Mind7 Consulting) :

En tant qu’entreprise, nous, on est particulièrement bien placés pour faire bouger les choses pour, je pense qu’on a un impact plus fort. Toutes ces actions, il y en a beaucoup. Je pense qu’elles sont plus intéressantes à être pilotées, organisées, orchestrées par des entreprises. Et je pense que les entreprises ont un rôle à jouer.

Dans notre domaine, en particulier de l’IT, du numérique, et bien, effectivement, je pense qu’il faut qu’on soit particulièrement responsables à travers, effectivement, les bons usages du numérique, des applications qui consomment moins. Et la première étape pour ça, c’est déjà de sensibiliser.

Lucie Lemonnier : Andréa, quelles sont les prochaines ambitions en terme de développement durable pour Mind7 ?

Andrea Zerial (Mind7 Consulting) :

Pour nous, une des prochaines étapes, c’est justement de travailler plus l’aspect environnemental : réduire l’impact carbone. On a lancé des choses autour de l’écomobilité, mais on va vraisemblablement aller plus loin là-dessus. Il y a une question aussi qu’on se pose. On en reparlera bientôt, je pense. C’est sur la dimension de l’entreprise à mission. Parce qu’effectivement, ça ne nous est pas complètement étranger. On se pose la question de savoir si on doit changer effectivement nos statuts pour ça. Mais pour l’instant, ça reste une question. Mais en tout cas, encore une fois, on avait déjà défini par nous mêmes une mission et effectivement, ça peut être une étape d’après que de l’officialiser un peu plus.

Système D2 : Avez-vous un message d’espoir à faire passer ?

Andrea Zerial (Mind7 Consulting) :

Pour moi, le message, c’est que, c’est qu’effectivement, les entreprises peuvent faire beaucoup et qu’elles ont un rôle à jouer, je pense au moins autant, si ce n’est plus que chacun individuellement et sans doute plus aussi que certaines administrations ou États. Je pense qu’il y a vraiment plein de choses concrètes à faire, que c’est le moment de s’engager. C’est maintenant ou jamais.

Le message pour les entrepreneurs, c’est que c’est pas si compliqué. Ça permet de s’aligner effectivement avec des valeurs personnelles. Et qu’il faut absolument y aller.

Produit par Ongaeshi Studio pour Système D2